LE VENT DE L’OUEST ?

Reçu cette demande d’un visiteur :

« Il y a quelques mois, j’avais trouvé sur un blog dont j’ai perdu l’adresse, un texte signé Mike Harrison « Le vent de l’Ouest » Editions Schumster & Schumster – 1970, traduit de l’américain par Stéphane Germain.
Copié-collé à la va-vite, aucune trace de cet auteur, ni des éditions, ni du traducteur…
J’aimerai bien mettre la main sur ce bouquin.

Si l’un de vos visiteurs pouvait m’aider… »

Compte tenu de son propos, nous soumettons ce texte « inconnu » à votre sagacité :

« …Et ils osent encore prétendre croire en Dieu !
Parce qu’ils partent à la messe pour le soir de Noël, parce qu’ils médisent de leurs semblables à mi-voix, bien entre eux, parce qu’ils ignorent l’existence d’un regard intérieur. Parce que cette conscience jamais ne les tourmente…
Qu’importent leurs terres et leurs territoires ! Qu’importent leurs bagnoles, leurs fusils, leurs cannes à pêche !
Ils vivent pour l’argent qu’ils n’ont pas, qu’ils n’ont plus ou qu’ils emporteront dans la tombe.
Ils ignorent le beau et l’idée même du beau !…
Ce Dieu auquel ils ne croient en aucun cas mais qu’ils craignent pourtant par-dessus-tout, par-dessus leur infinie bassesse, ce Dieu n’aime rien de ce qu’ils aiment car ils n’aiment rien, pas même eux.
Ce Dieu, c’est le « plus » qui leur est offert, c’est le chant des oiseaux, c’est le vent dans les plaines, le murmure des rivières, c’est la libre parole, le cœur ouvert, c’est l’inconnu qui passe.
Et les bisons sauvages et les loutres marines et les fous de Bassan.
Leur veulerie quotidienne n’a d’égale que leur paresse à penser autre chose que le prêt à penser.
Ce seul vrai luxe, ils se l’interdisent eux-mêmes parce qu’il a un vrai coût mais qu’il reste sans prix.
Ils sont loups pour les chiens et chiens pour les loups, ils hurlent en meute leur haine ordinaire de ce qu’ils ne comprennent pas et ne chercheront jamais à connaître.
Cette planète qui danse dans l’univers la valse du cosmos, ils la méprisent, ils la violent, ils la torturent sans la moindre idée qu’ils se torturent, se violent et se méprisent en retour.

Que le feu les surprenne, ils ne sentent pas qu’il brûle. Que le monde se disloque, ils restent monolithes.
Si j’avais une foi à déplacer les montagnes, si je n’ai pas l’Amour je n’ai rien.

C’est le diable dans l’Homme et dont je fais partie… »

A vos commentaires éventuels !

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