EVALUATION DES RIQUES SANITAIRES…

OPECST

ÉVALUATION DES RISQUES SANITAIRES ET ENVIRONNEMENTAUX PAR LES AGENCES : TROUVER LE CHEMIN DE LA CONFIANCE

Voilà le bien beau titre du rapport de l’Office parlementaire d’évaluation des choix scientifiques et technologiques (OPECST).

Synthèse_rapport_OPECST 16 mai 2019.pdf

Histoire d’un texte qui a plus fait parler de lui avant sa publication qu’après. Publié jeudi 16 mai, le rapport de l’Office parlementaire des choix scientifiques et technologiques (OPECST) était depuis ce dimanche au cœur d’une controverse, après que l’un de ses rapporteurs, le sénateur UDI Pierre Médevielle, a affirmé que « le glyphosate est moins cancérogène que la charcuterie ou la viande rouge qui, pourtant, ne sont pas interdites ».

Sur 150 pages, le texte rappelle d’abord comment fonctionnent les multiples agences sanitaires françaises et européennes chargées d’émettre des avis scientifiques sur de nombreux produits, en vue de leur autorisation ou de leur encadrement. Il décrit également les différents scandales sanitaires survenus dans l’histoire récente et la défiance d’une partie du public à l’égard de ces agences.

Extraits choisis :

█ Des expertises très dépendantes des données des industriels

La plus grande masse des données nécessaires à l’évaluation par les agences des produits chimiques, biocides, pesticides et autres substances est fournie par les firmes. Ces données ne sont pas toujours accessibles au public, même si une plus grande ouverture est annoncée depuis 2018 par les industriels et imposée par la justice européenne. Les agences peuvent aussi s’appuyer sur les travaux universitaires, mais ceux-ci ne correspondent pas toujours aux exigences méthodologiques posées par la réglementation et sont donc parfois écartés pour manque de pertinence au regard des critères réglementaires.

█ L’expertise confrontée au manque de connaissances

Bien que les tests réglementaires soient nombreux, ils ne permettent pas toujours d’avoir une vision complète des effets d’une substance ou d’un produit : les tests d’écotoxicité sont ainsi relativement incomplets (manque de données sur les effets sur les sols notamment). La plupart des avis de l’EFSA ou de l’ANSES réclament davantage de données. Les effets à long terme et les effets combinés sont encore mal appréhendés : la recherche d’effets de perturbation endocrinienne a été intégrée récemment et des critères ont été définis en 2017 (pour les biocides) et en 2018 (pour les pesticides agricoles). Les effets cumulés et les effets cocktail sont encore difficiles à mettre en évidence. Pour autant, l’incertitude ne met pas forcément en échec l’évaluation. Les agences rappellent dans leurs évaluations les limites de leurs travaux et ont élaboré des méthodes pour traiter l’incertitude.

Parmi les propositions des rapporteurs nous retiendrons particulièrement le point suivant (n°7) :

Améliorer la transparence des travaux d’évaluation

Mettre à disposition du public l’intégralité des données figurant dans les dossiers soumis aux agences d’évaluation, afin de permettre une contre-expertise citoyenne. 

Une contre-expertise citoyenne !

Vous avez bien lu ?

Nous y reviendrons très prochainement dans le cadre de la Fédération citoyenne de l’eau qui sera portée sur les fonds baptismaux en Septembre prochain !

Logo FCE HD

Répondre

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l'aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur la façon dont les données de vos commentaires sont traitées.